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» Catégorie : Petites pensées


Inévitable

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Lentement, jour après jour, nuit après nuit,

Je vois les pages du livre de ma vie

Défiler, s’envoler et puis, disparaître,

Déchirant ainsi mes rêves et tout mon être.

Mais, pourtant, j’avais tout fait, tout essayer

Pour qu’il reste à jamais tel qu’il était,

et pour que tout ce que j’y avais écrit,

Mes beaux poèmes, mes pensées et mes récits,

Pour que tout cela soit à jamais inscrit

Et gravé dans l’infini de vos esprit.

J’avais beau espérer, pleurer ou prier,

Chaque jour une page disparaissait.

Mais, après tout, je ne suis qu’un être humain ;

Un humain qui compte les jours et les heures,

Une femme qui voit, qui attend sa fin.

Et, aujourd’hui, j’entend au fond de mon coeur,

Les cloches qui sonnent dans les lointains rivages.

Elles viennent m’annoncer que la dernière page,

Tel un oiseau, s’est envolé de sa cage.

Au soir de ma vie, devenue enfin sage,

Sur mon lit de mort, j’ai écrit ces vers.

Et je pourrai quitter en paix cette terre,

Laissant pour les quelques années à venir,

Mon triste et inévitable souvenir.

Rina

Malheur

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Mon coeur s’enlise dans de sombres abîmes

Et mon esprit aveugle vit dans la brume.

Sans remord, tu m’as brisée quand je te pleurais.

A présent, la mort, je la côtoie sans arrêt.

Dans ce malheur obscur tu m’as plongée

Afin que je ne puisse plus t’embrassée ;

Et pourtant dans mon coeur, tu vivras à jamais.

Oh, triste sort, amour cruel, tu m’as tuée !

Trop d’amertume, trop, beaucoup trop de regrets,

Dans ce monde où j’erre je ne te verrai.

Pourquoi tendre espoir, pourquoi es-tu parti ?

Mon âme est noire car je ne n’ai plus de vie.

Et pourtant, je t’entends encore me dire « ma mie’,

Je te voie encore, hantise de mon esprit.

Est-ce un rêve ? Non, ce n’est qu’une autre illusion,

Car des rêves, il ne reste plus que désastre.

Te souviens-tu, oh coeur, des projets que nous faisions ?

Tu disais que nous partirions sur cet astre,

Sublime étoile où nous ferions l’amour,

Où nous nous aimerions sans soucis pour toujours,

Et où personne ne pourrait jamais nous séparer.

Et là, je suis seule quand tu es avec elle …

Tu lui promets à présent plus de merveilles ;

Plus je gémis et plus tu lui jures qu’elle est belle !

Pourquoi après tant d’amour, tant de cruauté ?

Mon beau prince, malheur, n’est qu’un vil serpent,

Et impuissant, dès lors, ton sort est imminent.

Ma moitié, tu ne dois pas m’oublier.

Nous sommes deux, nous ne sommes qu’un pour l’éternité.

Quoique que tu fasses, je te le pardonnerai,

Mais pour l’instant, toi, tu ne dois pas me quitter.

Pour te sauver, je dois être ton bourreau ;

Pour que l’amour survive dans notre tombeau.

Rina
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Lentement

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Lentement, je t’ai vu approcher.

Sensuellement, tu m’as embrassée.

Et soudain, sous cette lumière,

De ton air fier,

Tu m’as dénudée.

Lentement, tes mains sur mon corps,

Me jetant un sort,

Tu m’as fait rêver.

Lentement, dans ces obscures idées,

Mon coeur s’est envolé ;

Pour ne faire que t’aimer.

Rina 50.jpg

Eternellement

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Si mon coeur t’appartenait

A jamais, je t’aimerais.

Car dans le feu et la glace

De mon esprit, à jamais tu ne t’effaces :

Avec toi, la mort est si belle ;

Sans toi, il n’y a plus de merveilles.

Pour toi, mon amour, sont tous mes soupirs,

Éternellement, bien après que j’expire …

Rina
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